Pétainisme ?

La publication de la précédente note (« Un discours gaulliste ? ») ayant provoqué plusieurs réactions, on a cru opportun de revenir plus longuement sur le débat ouvert, pour éclairer un point de vue formulé, comme nous en avions prévenu nos lecteurs, « dans la hâte ».

Plusieurs d’entre ces lecteurs nous ont fait part de leur scepticisme, pour ne pas dire de leur désaccord avec la lecture proposée, dont ils ont regretté qu’elles fassent un lien trop rapide entre les propos tenus par le Président de la République la semaine passée sur la question de l’identité nationale, et ceux tenus par Philippe Pétain notamment dans l’une de ses interventions les plus célèbres en tant que Chef de la Révolution nationale[1].

Nous n’avions pourtant pas pour notre part l’intention, en faisant ce rapprochement, d’en conclure à une sorte d’identité entre pétainisme et sarkozysme, à l’instar de ce qu’a pu faire Alain Badiou dans un petit opuscule par ailleurs fort stimulant[2]. On sait trop bien la tentation d’une certaine gauche, notamment, à construire un fascisme imaginaire ou un pétainisme fantasmé, dont le défaut est double : ignorer tant les évolutions de « l’adversaire » et ses positions réelles que l’ancrage contextuel et historique des fascismes, se construire à peu de frais une position morale inattaquable, au prix d’un anti-fascisme tronqué.

Mais force est toutefois de constater que la question se pose, tout simplement parce qu’elle est posée par les observateurs du champ politique. Dans l’émission évoquée, ce sont ainsi deux « politologues »[3] qui ont mis sur le tapis les deux questions abordées de la filiation gaulliste et de la filiation pétainiste, au prix d’une contradiction qu’ils n’ont visiblement pas vue (ou qu’ils ont trop bien vue, si l’on veut)… en insistant d’abord sur la légitimité de Nicolas Sarkozyste en « héritier gaulliste » d’un côté (lieu du discours, avalanche des références historiques, volonté de réconcilier les deux matrices historiques (monarchique et républicaine-révolutionnaire) de notre roman national, et, de l’autre, en mettant l’accent sur sa capacité à incarner une droite décomplexée et sûre d’elle-même au point de se montrer capable de reprendre à son compte la trilogie pétainiste « Travail, famille, patrie ». Le parallèle ou le rapprochement Pétain-Sarkozy n’est donc pas ici de notre fait…

Et nous souhaitions seulement attirer l’attention sur ce que cette volonté de dépassement de l’affrontement ou du clivage avait de contradictoire, sauf à la réarticuler plus ou moins consciemment à l’idée d’un partage des rôles, dont on sait l’impact historique, en même temps que la fragilité – la fameuse thèse de l’épée et du bouclier.

Plus qu’une éventuelle filiation directe qui conduirait de Pétain à Sarkozy, nous voulions mettre l’accent sur cet acharnement problématique à se revendiquer plus ou moins ouvertement de ces deux filiations contradictoires, dont on peut quand même penser que leur opposition est l’un des clivages structurants de l’histoire récente des droites en France.

De peu de poids nous paraît être ici, soit dit en passant, l’argument « relativiste » selon lequel ces valeurs désignées dans le triptyque « Travail, famille, patrie », seraient globalement des valeurs partagées par les Français, et même, dans le passé, par d’autres présidents de la République. Ce qui choque ou fait problème, c’est la volonté consciente de les remettre en avant de manière construite et assumée, et cela, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à le faire.

On peut éventuellement aller plus loin dans l’accusation. Car, rappelleront certains, il n’est pas simplement ici question de discours, de rhétorique et de paroles prononcées en l’air, mais bien aussi parfois de politiques publiques, de décisions concrètes engageant le destin de personnes de chair et d’os. Dans le cas de l’immigration, par exemple, on peut s’inquiéter d’un lien éventuel entre les blagues racistes du Ministre de l’Intérieur et le contenu de sa politique. Et il n’est pas sans signification, diront d’autres, qu’Eric Besson se soit engouffré dans le débat sur l’identité nationale, quelques jours à peine après avoir procédé à l’éradication de la jungle de Calais et à l’expulsion de réfugiés afghans. Le pouvoir ne montre pas seulement qu’il parle, il agit en conséquence… Certes, mais répliqueront les plus sceptiques, ni les situations, ni les contextes, ni les politiques ne sont comparables. La question de la qualification des arrestations de sans-papiers est ici au cœur du débat : faut-il ou non utiliser le terme de “rafles,” qui renvoie au traitement de la question juive par Vichy, et établirait comme une équivalence entre des « formes légales » d’expulsion d’étrangers en situation irrégulière, bénéficiant de protections juridiques sans commune mesure avec la situation des Juifs déportés, ce qui en outre contribuerait à banaliser dangereusement la singularité du génocide ? On notera en passant que les mêmes qui dénoncent le risque, bien présent ici dans le cas de la référence à la « rafle », d’un usage politique de certains mots, et qui s’y montrent particulièrement attentifs, ne se mobilisent pas toujours avec la même intensité pour déplorer l’instrumentalisation par le pouvoir actuel de la devise même du régime qui y procéda. Mais, sans développer ici outre-mesure, admettons aussi qu’il peut exister une opposition à la politique actuelle, par exemple en matière d’immigration, qui ne se contenterait pas de reporter sur la situation actuelle des références obsédantes au passé, et ne se laisserait pas dès lors enfermer dans ce manichéisme. Si l’on veut, on suggèrera rapidement ici qu’il existe une position « méta- » qui mettrait d’un côté l’accent sur les valeurs d’humanité et de dignité de la personne, et se revendiquerait d’un autre côté aussi d’une forme de réalisme pratique (car en la matière, il est douteux que les politiques actuelles qui visent à la construction de murs et aboutissent à déléguer à certains pays-frontières la sous-traitance de cette police de l’immigration qui masque et interdit de voir les véritables fondements des mouvements migratoires, soient du côté du réalisme…)[4]. Nul besoin nous semble-t-il de mobiliser outre-mesure la référence à Vichy dans ces débats, même si l’on ne pourra pas empêcher certains acteurs par exemple, de ressentir au plus profond d’eux-mêmes un sentiment de tristesse voire d’horreur face à ce qu’ils perçoivent comme une forme de retour en arrière.

C’est en revanche l’usage assumé par Nicolas Sarkozy de la référence à des valeurs mises en avant par Vichy qui pose problème. Si nous faisons l’hypothèse que Nicolas Sarkozy n’est pourtant pas « pétainiste », si nous accordons du crédit à l’idée que les discours du Président ne sont pas écrits par des incultes, si nous faisons enfin la part des choses et si nous refusons d’entrer dans le jeu des analogies historiques entre les années trente et notre propre présent, la question n’en demeure pas moins : pourquoi cet acharnement ? Pourquoi l’actuel Président de la République enfonce-t-il le clou ? C’est à cette question qu’il faut tenter de répondre.

Une première série d’arguments renvoie au contexte électoral. Plusieurs enquêtes d’opinion récente, nous dit-on, ont révélé la fragilité de la reconquête de l’électorat frontiste par Nicolas Sarkozy. Il est ainsi suggéré que ces allusions visent à travers l’usage d’un vocabulaire dont chacun connaît le code, la neutralisation d’une extrême-droite toujours menaçante. Dans ce cadre, la mobilisation de ces valeurs accompagnerait l’instrumentalisation des questions qui sont au cœur des motivations du vote frontiste : l’insécurité, l’immigration, la déploration sur la perte des repères et la disparition de l’autorité… Soit, on ne peut ignorer cet élément important, qui semble par ailleurs validé sur le plan électoral par les résultats de l’élection européenne, où les mêmes ingrédients avaient déjà été utilisés et avaient semble-t-il fonctionné au profit de l’UMP. Nicolas Sarkozy semble s’être par là-même résigné à ne pas représenter plus que le tiers des électeurs, dans un contexte de démobilisation massive de ces derniers, ce qui lui assure malgré tout l’apparence de victoires électorales en trompe l’œil (et contribue à expliquer aussi le recours inédit au scrutin uninominal à un seul tour…).

Une deuxième série d’arguments vise à suggérer cette fois que l’utilisation assumée et la mise en avant de ces termes marqués par le poids de l’histoire auraient pour objectif de provoquer la gauche, comme si Nicolas Sarkozy se faisait un plaisir à agiter un chiffon rouge devant une gauche toujours marquée par l’idéologie de l’anti-fascisme. Ce serait un complément logique de la première série d’arguments, puisque l’identité et la mobilisation de son propre camp bénéficieraient du clivage ainsi entretenu. Nul doute par ailleurs qu’en agissant ainsi, Nicolas Sarkozy entend tirer profit des difficultés idéologiques de la gauche, empêtrée parfois entre son sur-moi « anti-fasciste » et sa volonté de reconquête des couches populaires, qui passerait par une révision à la baisse de son inspiration « libertaire ».

On peut penser pourtant que sur ce second point, Sarkozy n’a que partiellement réussi. Peu de socialistes semblent cette fois être tombés dans le piège tendu. La ficelle électoraliste est trop évidente pour justifier la mobilisation de l’argumentaire de l’ « anti-fascisme » routinier et traditionnel. On perçoit pourtant bien les difficultés de l’opposition, comme le suggèrent les débats sur la participation même à la discussion sur l’identité nationale.

Reste une dernière série d’explications, qui certes relève plus de la psychologie que de l’explication proprement politique, mais qui nous paraît devoir être explorée. Il nous semble en effet que la levée des tabous à laquelle se livre Nicolas Sarkozy ne répond pas seulement à des objectifs platement et purement électoralistes, mais qu’elle entend aussi délivrer un message précisément relatif à cette question du « tabou ». En reprenant à son compte des valeurs haut portées par la Révolution nationale, le Président entend justement se construire comme celui qui franchit les limites, comme celui qui brise les digues patiemment construites par ce que d’autres appelleront une forme de « politiquement correct ». Il y a bien derrière cela comme l’idée d’une provocation enfantine, comme une impression de défi adressé à bon nombre d’élites françaises pour lesquelles « Travail, famille, patrie » possède encore un sens – et un sens dépréciatif, cela va ici de soi. Une forme de pied de nez, en l’espèce, qui renvoie au délicat rapport de Nicolas Sarkozy à la norme (ici, une sorte de norme morale qui interdisait, par disqualification anticipée, toute référence directe au régime de Vichy).

« Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ? », fait ainsi mine de s’interroger benoîtement Eric Besson, dans le long questionnaire sensé accompagner le débat sur l’identité nationale.  Prolongeant, en lui donnant forme, la provocation de Nicolas Sarkozy, le ministre, qui sait pertinemment pourquoi cette notion fait problème, suggère que l’on n’est pas ici simplement en présence d’un débat « avec les Français » mais surtout d’un débat « contre les intellectuels ».

Car ce qui est en jeu dans cette posture, c’est donc un peu plus que des questions politiques. C’est bien aussi la contribution critique à l’écriture du récit national, qui puise essentiellement dans le travail et la recherche des universitaires ou des « intellectuels », qui est en jeu.

Et derrière la volonté de détruire par quelques mots répétés le consensus qui s’était délicatement construit, depuis les polémiques du début des années soixante-dix, autour de l’interprétation de Vichy, on lira la volonté enfantine, là encore, de se construire comme tout-puissant, cette toute puissance de l’enfant qui détruit en souriant franchement le jouet de son camarade.

Mais, on pourra aussi lire, dans cette capacité à s’affranchir des règles que l’on croyait communes (et que l’on enseigne d’ailleurs dans les programmes d’histoire), l’une des marques des nouvelles formes de domination, comme le suggère Luc Boltanski dans son dernier ouvrage : « Pour contourner ou transgresser les règles sans avoir le sentiment de les trahir, il faut considérer, au moins implicitement, que l’on incarne dans sa personne même, l’esprit de la règle. Appartenir à la classe dominante, c’est d’abord être convaincu que l’on peut transgresser la lettre de la règle, sans en trahir l’esprit. Mais ce genre de croyance ne vient à l’idée que de ceux qui pensent pouvoir incarner la règle, pour la bonne raison qu’ils la font ».

Nicolas Sarkozy, lecteur de Luc Boltanski ?[5]


[1] Pour le discours de Nicolas Sarkozy, voir le site de l’Elysée. Le discours de Pétain auquel nous faisons référence est celui prononcé le 11 octobre 1940. On en trouvera un long extrait, par exemple, dans Marc-Olivier Baruch, Le régime de Vichy, La Découverte, pp. 27-28.

[2] Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ? Circonstances 4, Lignes, 2007, notamment le chapitre 6 : « Le pétainisme comme transcendantal de la France.

[3] Pascal Perrineau et Dominique Reynié, dans l’émission d’Yves Calvi du vendredi 13 novembre, France 5.

[4] Sur ce point, on se contentera de renvoyer à notre communication sur les forces et faiblesses du militantisme en faveur des parents « sans-papiers » d’enfants scolarisés en France, colloque sur le Cosmopolitisme, Nantes, 4-5 avril 2008, à paraître.

[5] Il va de soi qu’il ne faut pas prendre cette « chute » au premier degré… Le lecteur se reportera directement à l’ouvrage de La Critique, Précis de sociologie de l’émancipation, Luc Boltanski, Gallimard, 2009, chapitres 5 et 6 notamment.

3 réponses à Pétainisme ?

  1. Lorenzo von Matterhorn dit :

    Ce qui m’amuse ici, c’est que si vous vous défendez de l’amalgame Sarkozy-Pétain, vous ne démordez pas pour autant de votre premier postulat, à savoir la volonté Sarkozyste de remettre au goût du jour les valeurs pétainistes. Ainsi, vous écartez en bloc toute critique pouvant remettre en cause le fondement de votre thèse, à partir de laquelle vous ne faîtes qu’en chercher des raisons. Je vous cite :

    “De peu de poids nous paraît être ici, soit dit en passant, l’argument « relativiste » selon lequel ces valeurs désignées dans le triptyque « Travail, famille, patrie », seraient globalement des valeurs partagées par les Français, et même, dans le passé, par d’autres présidents de la République. Ce qui choque ou fait problème, c’est la volonté consciente de les remettre en avant de manière construite et assumée, et cela, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à le faire.”

    C’est là que votre thèse devrait s’expliquer car partir de l’hypothèse d’une similitude consciente entre les valeurs de la Droite actuelle avec celle d’un régime purement maléfique dans l’imaginaire commun mériterait à mon sens plus qu’un tel revers de la main.

    “Travail, famille, patrie” n’est pas que le triptyque Vichyste, il est également le triptyque américain, entre autres. Iriez-vous comparer Obama aux monstres hantant l’Histoire comme il est de mode de le faire ?

    Ne ramener ces valeurs à Pétain relève de la paranoïa du Coup d’Etat Permanent, à ceci près que Mitterrand n’y croyait pas en le rédigeant, ce qui apparemment n’est pas votre cas.

    • goulvenboudic dit :

      Décidément, vous êtes indécrottable. Laissez donc Mitterrand en dehors de tout cela, voulez-vous, je ne vais pas m’escrimer à vous répondre sempiternellement que ce n’est ni ma référence, ni ma tasse de thé… Vous vous trompez, me semble-t-il, sur la devise des Etats-Unis, car à ma connaissance, il y en a deux admises habituellement (celle de la Constitution de 1776, que nous devrions méditer en ces temps d’agitation : “E Pluribus Unum” et la fameuse expression présente sur les billets de banques : “In God we trust”). Mais peut-être une modification constitutionnelle m’a-t-elle échappé… Vous vous plaisez ensuite à décontextualiser quand cela vous arrange. “Travail, famille, patrie”, cela a un sens précis dans notre histoire. S’y référer explicitement, comme le fait Sarkozy, cela fait sens également. Un sens qui, comme je l’ai précisé, n’a pas échappé à nos deux observateurs, d’ailleurs. De la même façon, l’expression d’identité nationale n’est pas innocente : elle a longtemps été l’exclusive du Front national. La remettre au coeur du débat, cela a aussi un sens. Libre à vous de ne pas le voir, mais là, je n’y peux rien. Quant à Obama, libre à lui d’invoquer les mots : ils n’ont pas exactement aux Etats-Unis le sens qu’ils ont chez nous. C’est tout ce que je voulais dire. Mais on pourrait aussi éventuellement, à supposer que l’on accepte de passer par pertes et profits la signification et le contexte, s’attacher au bilan de l’actuel pouvoir sur ces trois thèmes. Une autre fois peut-être…

  2. Tancred dit :

    Je suis globalement d’accord avec votre analyse.
    Il apparait effectivement que la principale raison de cet “acharnement” à mettre régulièrement en avant, et ce de manière volontaire le célèbre triptyque Vichyste, relève plus de la démagogie qu’autre chose…
    Il me semble pourtant que vous commettez une erreur (un simple oubli?) en limitant le discours Sarkozyste au double objectif de neutralisation de l’extrême droite et de provocation de la gauche.
    Lorsque l’on analyse la pensée Sarkozyste ( si tant est qu’il en ait finalement véritablement une), ce qui choque particulièrement c’est l’incohérence de son discours et par là même la non visibilité de sa politique.
    D’un coté, et vous le démontrez justement ici, il provoque la gauche et neutralise l’électorat d’extrême droite.
    De l’autre coté et c’est complètement paradoxal, Eric Besson n’hésite pas à définir l’identité nationale comme étant : “avant tout à une adhésion aux valeurs universelles de 1789, qui évoluent au fur et à mesure que notre société” ajoutant «qu’il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ». Or ces valeurs de métissages, c’est justement le “tabou” ou du moins ce qui débecte profondément l’extrême droite et son électorat. C’est donc ici aussi, une véritable provocation fait à ses électeurs. De plus, ce qui fonde historiquement la pensée de la gauche Française, ce sont ces ( ou ne devrai je pas dire “ses”) valeurs universelles.
    A partir de là, force est de constater que l’on ne sait plus sur quel pied danser puisque, sous couvert “d’ouverture”, le discours actuel n’est plus qu’un camouflet. Sarkozy s’approprie ou du moins utilise toute sorte de références, de terminologies qui n’ont à la finale qu’un seul et unique objectif: plaire, séduire, bref : s’assurer un électorat d’où qu’il vienne.

    Là ou Sarkozy est très fort, c’est qu’il sait pertinemment que le fait de mettre en avant un tel débat ne peut qu’affaiblir un Parti Socialiste déjà bien malade. Preuve en est: ce qui semble vous gêner véritablement, ce sont les termes du débat. Vous ne semblez pas vouloir entrer dans le débat. Vous refusez le débat sur cette “identité nationale” que le FN a monopolisé depuis 30 ans, non pas par la force mais du fait d’un désintéressement manifeste des autres partis (transformant du même fait cette question en “tabou” que Sarkozy l’opportuniste vient ici briser).
    Et c’est là le véritable problème actuel du PS, et c’est sans doute la raison principale du rejet de ce débat: le Parti Socialiste est en crise d’identité. Il est dans l’incapacité de participer à un débat et n’a que pour seul échappatoire : le rejet d’un “débat” qui, heureusement pour lui est tronqué…

    Ma question sera donc la suivante: Quelle est l’identité du parti Socialiste selon Goulven Boudic ?

    Amicalement.

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